dimanche 15 mars 2009

samedi, 14 mars 2009
RDC : Le Bas-Congo vit dans la crainte des militaires angolais (courrier International)
Le calme est revenu dans les villages touchés par la présence des militaires angolais dans la province du Bas-Congo. Pendant plus de deux semaines, cette province de République démocratique du Congo, voisine de l'Angola, a été occupée par des éléments incontrôlés de l'armée angolaise. Dans la panique, 1500 personnes avaient fui leurs villages.
Certains villages demeurent encore vides, à cause de la psychose créée par l'invasion des militaires angolais. Les habitants hésitent encore à rentrer, malgré la présence des policiers congolais venus à la rescousse... et depuis le passage du Vice-Gouverneur de Bas-Congo le drapeau angolais ne flotte plus dans la localité de Kuzi, qui avait été assiégée par des militaires angolais.
Le village de Kuzi situé à près de 5 km du poste frontalier avec l'Angola et à 300 Km de Kinshasa a été assiégé par des éléments incontrôlés en l'armée angolaise. Ces militaires prétendent vouloir récupérer leur partie du territoire dont les bornes auraient été déplacées il y a quelques années.
Cette situation remonte au 28 février dernier et avait créé la panique chez les villageois qui ont préféré quitter leurs habitations pour échapper aux exactions éventuelles des angolais. Mais, aujourd'hui, près de 20% de la population déplacée ont déjà regagné la localité de Kuzi.
Au cours de la dernière rencontre entre les présidents congolais et angolais, Joseph Kabila avait déclaré que "les deux voisins étaient condamnés à vivre en paix et à entretenir des rapports exempts de suspicion"... ces derniers événements ne sont pas en mesure à rassurer les congolais du Bas-Congo.
Christophe Rigaud
(c) Photo : région de Matadi, Ch. Rigaud 2005

17:06 Publié dans Afrique Lien permanent Commentaires (1) Trackbacks (0) Envoyer cette note
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"Le village de Kuzi situé à près de 5 km du poste frontalier avec l'Angola et à 300 Km de Kinshasa a été assiégé par des éléments incontrôlés en l'armée angolaise. Ces militaires prétendent vouloir récupérer leur partie du territoire dont les bornes auraient été déplacées il y a quelques années".Si vous permettez une petite précision monsieur le journaliste. Quand vous dites que ces soldats angolais étaient des "éléments incontrôlés", cela signifie normalement qu'ils avaient échappé au contrôle de leur état-major et donc de leur gouvernement. Comment est-ce possible qu'un groupe de soldats "incontrôlés" puissent venir - de leur propre chef - "récupérer leur partie du territoire dont les bornes auraient été déplacées " et occuper une portion d'un pays souverain voisin pendant "plus de deux semaines", en faisant fuir dans la panique 1500 habitants, tout cela à l'insu des autorités militaires et gouvernementales du pays envahisseur? Vous croyez vraiment Monsieur Rigaud, que le gouvernement angolais et l'état-major de son armée sont à ce point déconnectés de ses soldats en opération dans une zone aussi sensible de ses frontières, puisque un contentieux territorial s'y est déjà déclaré? L'armée angolaise serait-elle gagnée par l'anarchie? Impossible. Au lieu de nous dire les choses comme un journaliste, vous parlez un peu avec la langue de bois du politicien soucieux de nous dire que tout va bien, que la situation est sous contrôle depuis le passage du vice-gouverneur du Bas-Congo... Mais tout bon lecteur peut sentir la désinformation pointer le bout du nez, peut-être involontairement. En attendant, 80% des 1500 habitants congolais de l'endroit sont encore dans la nature, deux semaines après cette invasion brutale puisqu'il n'y a pas d'autre nom pour qualifier cet incident.
Ecrit par : jean-marie safonov dimanche, 15 mars 2009

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